Mon cher frère, Avril, 2016
Je t’écris ce mot depuis le café de Fayçal.
A l’heure où tu reçois cette lettre, si tu la reçois, je serais peut-être déjà mort. Papa et maman vont bien, ils essaient de trouver de l’argent pour me payer des soins.
Accompagnées de cette lettre, tu trouveras mes dernières économies qui te serviront à financer ton voyage.
Le village à beaucoup changé depuis ton départ ,une écurie a été construite proche de la maison où j’y est trouvé mon cheval préféré qui s’appelle Prophète, c’est un cheval baie. J’éprouve beaucoup d’affinité envers lui. Ils ont aussi construit un orphelinat. Maman et Papa se sont proposés comme famille d’accueil, mais, nous savons tous les trois que personne ne pourra combler ton absence.
Enfin bref, il faut que tu réussisses, tu n’as pas le choix, tu te dois de parvenir en Espagne.
Dans les moments difficiles, souviens toi que tu es fort, que tu n’est pas seul et que tu vas y arriver, garde la tête haute. Et n’oublie pas qu’un Massambalo vieille sur toi.
Adieu,
Ton grand frère qui t’embrasse
frère